La start-up française Virvolt annonce une levée de fonds de 3 millions d’euros pour accélérer l’industrialisation locale de ses motorisations pour vélos électriques. Une étape clé pour imposer un standard ouvert, réparable et souverain dans un marché dominé par les systèmes propriétaires.
Le moteur français qui veut changer la mobilité urbaine
Virvolt, fondée en 2019, poursuit son ambition : proposer une motorisation de vélo électrique ouverte, réparable à vie et produite en France. Dans un secteur largement dominé par des systèmes propriétaires importés, la jeune entreprise s’impose comme une alternative crédible pour les vélos utilitaires, les cargos et les véhicules intermédiaires. Avec déjà 20 000 moteurs en circulation et plus de 15 marques partenaires, Virvolt s’affirme comme un acteur industriel émergent de la mobilité durable.
Une levée de fonds stratégique pour industrialiser en France
La start-up vient de boucler une levée de 3 millions d’euros, menée par CoopVenture, avec la participation d’AfriMobility, de business angels et de l’ADEME via l’appel à projets Industries du vélo (France 2030). Objectif : accélérer la montée en puissance industrielle, relocaliser davantage la production et renforcer son réseau européen de 400 ateliers partenaires.
Cette levée s’appuie sur une trajectoire rare dans le hardware :
- +66 % de croissance du chiffre d’affaires en 2025
- 6 300 unités vendues l’an dernier
- un résultat positif depuis 2023
- un moteur pédalier déjà fabriqué en France, dans la Refactory Renault de Flins
Un standard ouvert pour déverrouiller le marché du VAE
Virvolt défend une vision simple : un moteur doit pouvoir être réparé, mis à jour et entretenu indépendamment d’un écosystème fermé. Leur technologie répond à trois enjeux majeurs :
- Réparabilité : indispensable face aux nouvelles obligations réglementaires.
- Usages intensifs : montée en puissance du vélo utilitaire, du cargo et des flottes professionnelles.
- Souveraineté industrielle : réduire la dépendance asiatique et relocaliser la production.
CoopVenture mise sur un modèle durable et cohérent
Pour CoopVenture, l’investissement repose sur la solidité du modèle Virvolt :
- intégrations réussies auprès de marques comme Jean Fourche,
- un réseau dense d’ateliers partenaires,
- une gouvernance qui associe les salariés au capital.
Selon Patricia Abraham, directrice de CoopVenture, c’est la cohérence du projet — technologie ouverte et gouvernance partagée — qui garantit la pérennité de l’entreprise.
Une ambition claire : créer un standard européen du moteur de VAE
Avec cette levée de fonds, Virvolt veut accélérer la relocalisation complète de sa production et imposer un standard européen, robuste et durable, capable d’accompagner l’explosion du vélo dans les villes. Une vision qui s’inscrit pleinement dans les enjeux actuels : mobilité décarbonée, réparabilité, souveraineté industrielle et transition vers des usages intensifs du vélo.









