L’élégance italienne face à l’épreuve du quotidien
Brera, vous connaissez ? Cette marque transalpine dispose d’une gamme de 60 vélos, du vélo classique au vélo de ville à assistance électrique en passant par le VTT et les vélos enfants. Pour notre test, nous avons choisi le modèle Voyager, un VAE au rapport qualité/prix intéressant, idéal pour le quotidien et les virées du week-end.
Prix : 2149 € – Poids : 24,9 kg – Capacité : 470 Wh
On aime
- Pneus très roulants
- Equipement complet
- Silence de fonctionnement du moteur
On regrette
- Faible absorption de la fourche
- Faible puissance du phare
Encore peu connue en France, la marque de Brera est née en Italie. Distributeur de cycles depuis 70 ans, la firme s’est lancée en 2018 dans la production de ses propres modèles. Aujourd’hui, la gamme compte plus de 60 modèles.
Lorsque nous avons décidé de tester un vélo de la marque, il n’a pas été facile de choisir dans cette offre pléthorique. Après une longue réflexion, c’est le Voyager qui a retenu notre attention. Pourquoi ? Pour son rapport qualité/prix et la polyvalence qu’il semble incarner. Rien de tel qu’un vélo du quotidien capable de vous accompagner sur les routes durant plusieurs jours.
Quelle ligne !
En ouvrant le carton, un premier constat s’impose : il a la ligne ! En effet, contrairement à certains VAE qui affichent leur poids avant même qu’on ne les porte, ici, on a une impression de légèreté. Les tubes des bases et haubans à l’arrière sont assez fins. De son côté, la poutre centrale au diamètre raisonnable intègre une batterie de 470 Wh.
Pour assurer une excellente rigidité, la poutre centrale est doublée d’un deuxième tube plus fin qui relie le tube de direction au tube de selle. Avec cette configuration, le pari est gagné : le vélo est bien rigide. Un atout pour la sécurité, un peu plus dur pour le confort comme nous le verrons plus tard !
Cela a également pour effet de surélever de quelques centimètres (5 exactement) le seuil d’enjambement. Pas de quoi cependant nuire à l’accessibilité à bord. Notons enfin que le cadre en aluminium bénéficie de soudures d’une qualité incroyable. C’est propre, c’est beau !


Des limites sur certains équipements
Au niveau des équipements, le Voyager possède tout ce qu’il faut pour un vélo urbain. Côté technique, on retrouve donc un dérailleur Essa associé à des leviers MicroShift à 8 vitesses. Si cela permet d’adapter la cadence de pédalage au type de dénivelés rencontrés, les passages de vitesse sont néanmoins brutaux et un peu lents. Il faut donc bien anticiper.
Au niveau du freinage, on retrouve des freins hydrauliques Shimano efficaces qui se caractérisent avant tout par leur grande progressivité. Le Voyager reçoit également des roues de 700 équipées de pneus Michelin Protek eBike en section de 40C. Cela donne un vélo très roulant et offre une excellente protection contre les risques de crevaison. Un atout non négligeable pour circuler au quotidien l’esprit tranquille.


Mais ce combo n’aide pas à compenser la rigidité du cadre ! Pour cela, il faut compter uniquement sur la fourche suspendue. Assez basique, même si celle-ci fonctionne bien sur les petites aspérités. Mais sur les pavés bien dissociés de certaines rues, cela manque un peu d’efficacité. Il faut bien choisir son trajet pour ne pas subir trop longtemps ! Pour compenser cette rigidité, il faudra peut-être investir quelques euros supplémentaires dans une tige de selle suspendue. Celle-ci, associée à la selle ergonomique Monte Grappa Altheo qui apporte un bon soutien, apportera sans doute un peu de douceur.
On trouve également sur ce vélo un porte-bagages capable d’emporter jusqu’à 25 kilos, qui intègre à l’arrière, un feu rouge. Le phare avant Axa NXT se positionne quant à lui sur le guidon et son faisceau n’est pas des plus puissants. En passant dans un tunnel peu éclairé, difficile de voir où allait nos roues. Il est plus fait pour être vu ! Quant aux garde-boue en plastique, ils manquent un peu de longueur. Mais ils sont équipés de bavette, ce qui compense leur petite taille. On le voit, le Voyager est donc plutôt bien équipé même si certains équipements de base, comme la fourche, montrent leur limite.


Venons-en à la partie motorisation
Nous sommes en présence d’un moteur central de 70 Nm de couple de la marque chinoise Vinka. Cette dernière n’est pas une nouvelle venue dans le monde du vélo. L’entreprise fabrique des moteurs de vélo depuis 2003 ! Le moteur V20 s’intègre parfaitement au cadre et fonctionne dans un silence absolu. Il est alimenté par une batterie, intégrée et extractible par le dessous de la poutre centrale, de 470 Wh.
Lors de notre test, nous avons parcouru 65 km avec une charge en modifiant les modes d’assistance, mais sans jamais abuser des modes 4 et 5. Ces derniers s’utilisent quand le dénivelé devient vraiment important ou quand l’ascension est longue. Après avoir parcouru cette distance, il restait encore 6%.

Comme nous l’avons dit précédemment, l’assistance dispose de cinq modes de fonctionnement. On les sélectionne via une commande minimaliste située sur la gauche du guidon. On trouve également le bouton on/off, et deux boutons sur le côté. Le premier pour l’éclairage, le second pour faire défiler les données de la sortie sur l’écran (vitesse moyenne, distance totale, distance de la sortie).
L’écran est intégré dans la potence. C’est assez élégant et surtout cela libère de l’espace sur le poste de pilotage pour installer un support de téléphone, par exemple, lorsqu’on veut utiliser le GPS. Au niveau de l’affichage, on trouve le niveau de l’assistance, le niveau de charge de la batterie et la vitesse instantanée. Il est en couleur et plutôt lisible, sauf quand le soleil brille.
Une assistance plutôt plaisante
Dans son fonctionnement, l’assistance est plutôt agréable car réactive. Elle entre en action très rapidement et fonctionne dans un parfait silence. Il n’y a pas d’à-coup lorsqu’elle se coupe et redémarre. Cependant sur certains démarrages sur lesquels nous avions oublié de redescendre les vitesse, la motorisation a eu des micro-coupures. Elle n’apprécie pas trop les départs sur le mauvais rapport. Un peu comme une voiture lorsqu’on essaie un démarrage en seconde. On cale !
Sur notre vélo, il convient donc de se repositionner sur le bon rapport pour que la motorisation exprime son contentement. Une fois que l’on a bien pris le pli d’anticiper, les déplacements sur le Voyager sont assez agréables. La position de pilotage est bonne, les poignée tombent bien sous les mains, et on ne ressent pas le moindre signe de fatigue. On évitera juste les trop longues sections pavées.
Caractéristiques
- Cadre : aluminium
- Fourche : suspendue
- Transmission : dérailleur Shimano Essa ; gâchette MicroShift, 8 vitesses
- Freins : Shimano hydraulique, 160 mm
- Pneus : Michelin Protek eBike, 700x40C
- Selle : Brera
- Eclairage : av. et ar. Axa
- Moteur : Vinka V20
- Batterie : Lithium, 13 Ah/36 V
- Autonomie : 70 km
- Temps de charge : 5 à 6 heures
- SEMC, www.semc.pro












